Le Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC) – Une solution proprement canadienne

« Prenez en main votre destinée, sinon quelqu’un d’autre le fera pour vous. » – Jack Welch, PDG, General Electric

Depuis 30 ans, les Canadiens sont à l’avant-garde mondiale de l’innovation en réparation de carrosserie. Nous avons lancé les réseaux d’ateliers multiples franchisés qui sont devenus des chefs de file mondiaux. Nous avons instauré des programmes provinciaux d’assurance dotés d’excellentes capacités de recherche-développement en matière de carrosserie. Nous avons transformé le CCIF (Le Forum canadien de l’industrie de la carrosserie) : ces réunions sectorielles plutôt informelles sont devenues un moteur de collaboration rassemblant, comme nulle part ailleurs sur la planète, des assureurs, des constructeurs de véhicules, des fournisseurs et des éducateurs. Ce consensus a permis aux assureurs et aux réparateurs d’arriver à un accord portant sur un « premier avis de sinistre » qui constitue un véritable prototype pour l’avenir. Nous avons adapté un programme international de formation en réparation de carrosserie en fonction des besoins canadiens, générant des solutions novatrices suscitant l’admiration et l’émulation à l’échelle mondiale.

Le moment est venu de consacrer la même énergie canadienne à l’accréditation des ateliers de carrosserie.

Il est clair que l’émergence de l’accréditation des ateliers est inévitable. La complexité grandissante de la réparation des véhicules de même que la formation requise et les progrès en matière d’équipement exigent que tous les partenaires concernés aient des preuves concernant les capacités des ateliers. Les assureurs doivent protéger leurs clients contre une qualité médiocre et les défauts de réparation qui pourraient même menacer la vie. Les constructeurs de véhicules doivent pouvoir assurer leurs clients que leurs produits innovateurs peuvent être réparés en cas d’accident et que les véhicules qui ont été réparés méritent toujours la fidélité à la marque. Pour les réparateurs, démontrer leur capacité d’effectuer des réparations sûres et efficaces est la seule voie assurée susceptible d’engendrer la croissance et les profits.

Donc, l’accréditation des ateliers est là pour rester. La prochaine question est cruciale – désirons-nous prendre en main notre « destinée d’accréditation des ateliers »?

L’option américaine?

On nous offre présentement plusieurs options d’accréditation d’ateliers existant aux États-Unis. Elles ont été mises au point pour le secteur carrossier américain et ne tiennent aucunement compte des réalités canadiennes – géographie, langue, histoire. Elles sont adaptées à une structure sectorielle très différente. Elles ne tiennent pas compte de notre succès phénoménal d’établissement du CCIF comme chef de file mondial de concertation de l’industrie. Et surtout, elles laissent la mainmise des règles futures, des lignes directrices futures, des exigences futures – et des frais futurs – entre les mains d’Américains.

L’accréditation des ateliers – Une approche canadienne

Le Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC), dont le lancement est prévu pour l’automne 2016, confère à des Canadiens les fonctions décisionnelles critiques concernant les normes et la reconnaissance. Le programme établit une norme de base pour les ateliers en matière d’équipement, de formation, de procédures et d’exigences commerciales générales. Cette norme est conforme à celles qu’ont élaborées la vaste majorité des constructeurs d’automobiles canadiens. Elle évalue les ateliers de réparation canadiens d’après ces critères ainsi que les normes particulières des constructeurs d’automobiles participants.

Le PCAAC est un programme distinctement canadien :

    • Le PCAAC est administré par le secteur carrossier canadien. Le programme est livré par l’AIA Canada, une association sectorielle sans but lucratif. Sa supervision est assurée par des parties prenantes de l’industrie canadienne en tenant compte de l’apport direct des constructeurs d’automobiles, des assureurs et de toutes les parties prenantes du CCIF.
    • Le PCAAC est conçu en fonction des besoins canadiens. Il s’harmonisera avec les systèmes provinciaux d’accréditation (p. ex. la C.-B. et le Manitoba) et sera offert dans les deux langues officielles.
    • Le PCAAC satisfait aux exigences canadiennes des constructeurs d’automobiles, est constamment mis à jour en fonction du contexte canadien et procure aux gestionnaires de réseaux d’ateliers agréés par les constructeurs d’automobiles des indications sur demande de la performance des ateliers en fonction des normes.
    • Le PCAAC répond aux besoins des ateliers de réparation au Canada, procurant un accès en ligne instantané à la situation de votre atelier par rapport aux exigences des constructeurs.
    • Le PCAAC est abordable – à titre d’association sans but lucratif, l’AIA Canada doit livrer le programme au prix coûtant – plutôt que de générer des profits pour une société américaine.

Il ne fait aucun doute que de nombreux programmes d’accréditation d’ateliers peuvent exister sur le marché canadien – mais il est critique que l’un d’entre eux appartienne et soit dirigé par des Canadiens. Ce n’est qu’alors que notre destinée d’accréditation demeurera de notre ressort.

Pour obtenir plus de renseignements à propos du Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie, prière de s’adresser à Andrew Shepherd, directeur principal des programmes de l’industrie, AIA Canada, au 1-800-808-2920, poste 229 ou andrew.shepherd@aiacanada.com.

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